26 déc. 2010


Le Brésil envisage d'envoyer un navire militaire au large du Liban

Durant le premier semestre 2011, la marine brésilienne souhaite envoyer un bâtiment de guerre pour participer aux opérations navales de la FINUL II. Ce détachement comprendrait au moins 200 personnels.
Selon le journal Folha de São Paolo, le contre-amiral Luiz Henrique Caroli a révélé que la marine planifiait ce déploiement dans une des zones les plus agitées du monde. Cela faisait partie de la stratégie du gouvernement Lula d 'augmenter la projection mondiale du Brésil.
Le plan devrait sans doute être repris par le gouvernement de Mme Rousseff. Pour l'envoi de troupes et de navires, les militaires ont besoin de l'approbation du Congrès. La Marine est convaincu qu'il n'y aura pas de problèmes, compte tenu de la confortable majorité que le président aura à l'Assemblée législative.

Selon l'amiral les gouvernements israéliens et libanais seraient favorables à la participation brésilienne. Le type de navire qui participera à la mission n'est pas encore fixé mais il s'agira sans doute d'une frégate avec un déploiement de trois mois .

Moyens de la FINUL (Source UN)

23 déc. 2010



Renforcement et prolongation de la Mission de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM)

Adoption de la résolution 1964

Les Nations Unies ont adopté à l’unanimité la résolution 1964 qui autorise, une augmentation des effectifs de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) jusqu’à un maximum de 12 000 militaires, contre 8 000 actuellement, « afin de lui donner des moyens accrus de s’acquitter pleinement de son mandat ».La résolution adoptée mercredi par le Conseil de sécurité prolonge jusqu'au 30 septembre 2011 le mandat accordé par les Nations unies à l'Amisom, qui vient à expiration le 31 janvier. Le texte invite les Etats membres et les organisations internationales à contribuer "généreusement et rapidement" à un fonds des Nations unies au bénéfice de la mission.

Cette année face à la détérioration de la situation à Mogadiscio les effectifs avaient sensiblement augmenté . Au 1er décembre, il était de 7 100 hommes et il a, depuis cette date, atteint le maximum autorisé. Selon l'AFP, les soldes des soldats supplémentaires seront prises en charge, comme pour les autres, par l'Union européenne, tandis que l'ONU prendra en charge le soutien logistique des 12.000 hommes.

Des promesses de renforcement

En juillet, plusieurs pays avaient promis de fournir des unités pour renforcer la force. l'IGAD avait annoncé 2000 hommes supplémentaires, la Guinée devait fournir un bataillon, et Djibouti plusieurs centaines d'hommes.

État des préparatifs

La presse Ougandaise annonce la préparation des soldats qui vont renforcer les unités déployées. Un contingent de 1800 soldats de la paix supplémentaire sera envoyé en Somalie prochainement. Ces soldats on été passés en revus par le Président Yoweri Museveni mardi lors de l'inauguration du centre d'entrainement au combat urbain qui a été installé sur le camp militaire de Singo.




Du côté de Djibouti et de la Guinée , les informations sont plus fragmentaires. Dans son édition du 13 décembre, le journal La Nation (Djibouti) mentionne néanmoins la création d'un centre de formation au maintien de la paix au camp d’Ali Ouney.

"La mise en œuvre de ce centre permettra de reconduire la deuxième phase de la formation d’un contingent djiboutien hautement cadrés où un effectif total de 600 à 700 hommes y est regroupé... Composés essentiellement de deux régiments d’infanterie, ces derniers vont donc débuter leur formation au cours de la deuxième semaine du mois de janvier 2011 jusqu’au mois de mars."

Sur place, la situation évolue peu et les attaques continuent. Selon l'AFP, Six personnes, dont cinq soldats des forces gouvernementales, ont été tuées lundi à Mogadiscio par l'explosion d'un engin piégé.

Des changement d'alliance se produisent régulièrement. Les groupes islamistes somaliens Al Shabaab et Hezbul Islam ont déclaré dimanche qu'ils unissent leurs forces dans leurs combats contre le gouvernement et les troupes de l'Union africaine (UA). "Nous avons formé une union sous le nom d'Al Shabaab car nous voulons confronter ensemble contre l'ennemi d'Allah, au lieu de nous combattre entre nous mêmes", a déclaré Mohamed Osman Arus, porte-parole de Hezbul Islam.


21 déc. 2010

Nouvelles aéronautiques sud-américaines

Réception de nouveaux matériels aériens en Amérique du Sud et crise des vocations en Argentine.

Brésil

Dans son message de fin d'année le commandant de la marine brésilienne informe ses personnels de l'arrivée en décembre 2011 des premiers appareils C-1A TRADER modernisés par l'entreprise Marsh Aviation, en configuration COD/REV. Le chef d'état-major a aussi indiqué que la marine recevra en mars 2011, le premier des 16 hélicoptères EC 725, “Super Cougar” et en avril 2012 4 Hélicoptères “Sea Hawk”.

Le C-1 Trader est une version cargo et transport de passagers du S-2 Tracker. Il permettra de transporter 9 personnels ou près de 3.800kg de fret. Les Traders livrés seront ré-motorisés avec des turbopropulseurs, ils seront utilisés pour le transport de personnels entre le São Paulo et des bases à terre. Ils pourront aussi assurer le ravitaillement en vol des chasseurs AF-1 Skyhawk de l' Escadron VF-1.


photo By David D Jackson un avion avant rénovation Marsh aviation

Equateur

Des avions de combat Cheetah pour l’Équateur

L’entreprise sud-africaine Denel Aviation a vendu à la force aérienne équatorienne Força Aérea do Equador (FAE) 12 chasseurs Cheetah C. Ce type d’appareil fut en service au sein de la South African Air Force (SAAF) entre 1986 and 2008.

Les Cheetah seront équipés d’une avionique moderne et pourront mettre en œuvre des bombes guidées laser (LGB), de l’armement guide par GPS. Pour mener les missions de défense aérienne, les appareils disposeront de missiles BVR V4 R-Darter, U-Darter et Python 3. Le contrat d’une valeur de 80 millions de $ inclut la maintenance des aéronefs pendant 5 ans et une assistance aux équipages en coopération avec la force aérienne sud-africaine.

Selon le site Defense industry Daily, l’armée de l’air d’Equateur met en œuvre actuellement 14 Kfirs Israéliens, (12 + 2 biplaces) au standard C10/CE, 12 Mirage F1 modernisés et environ 20 A-37 Dragonfly.

Le pays négocie la possible acquisition de ceux appareils de transport Xian MA60H-500. Il s’agit d’un petit avion de transport d’une capacité de 60 passagers comparable au CA 235.La valeur du contrat tournerait autour de 38 millions de dollars. Ces appareils remplaceront les British Aerospace HS748s acquis auprès de la force aérienne brésilienne.

lien. Poder Aéreo

Argentine

Selon des medias argentins, près de 105 pilotes de l’armée de l’air et de l’aéronavale argentine ont quitté le service militaire au cours des trois dernières années pour des raisons financières. Leur solde est deux fois moins importante que dans l’aviation civile. Selon le journal La Nacion, ces mouvements de personnels ont toujours existe mais n’avait jamais atteint de tels chiffres.

L’argentine a longtemps délaissé ses forces armées en raison de la crise économique et de la fin de la dictature militaire En 2011 le budget de la défense Argentine devrait croitre de 8.9 % et atteindre 15 Milliards de pesos (3.75 billion$). Le budget militaire représente seulement 0.9 du PIB, a comparer avec les 1.7 % du Brésil, 3.34 % pour la Colombie et 3.73 pour le Chili.

Un commandant de l’armée de l’air Argentine reçoit un salaire moyen de 4700 pesos (1175 USD) et un général de brigade (grade le plus élevé de la hiérarchie) reçoit par mensuellement 9360 pesos (2340 USD).

Chili

Au chili, les compagnies israélienne (Israeli Aeronautics Defense Systems Ltd, Elbit Systems and IAI (Israël Aerospace Industries) viennent de soumettre au gouvernement chilien leurs propositions pour la fourniture de drones.
les chiliens vont évaluer L’Aerostar c, les Hermes 450 et 900 ainsi que le Heron d’IAI'.

Pérou

Les deux Fokker 60, anciens de la force aérienne néerlandaise sont entrés officiellement en service au sein de l’aviation navale pour remplir des missions de patrouille maritime ainsi que de transports selon l’agence Andina.

La bénédiction des appareils

Le ministre de la Défense Jaime Thorne León, Le général de l’armée de terre Luis Ricardo Howell Ballena, Chef du commandement des forces armées ainsi que le Vice Amiral Jorge Antonio de la Puente Ribeyro, CEM de la marine ont participé à la cérémonie. Deux hélicoptères de type Sea King acquis auprès des Etats-Unis ont aussi rejoint l’inventaire de la marine.


Le ministre à bord d'un des Fokker 60.






18 déc. 2010

Amélioration de la situation sécuritaire à Mogadiscio

Il semble que le gouvernement fédéral de transition somalien souffle un peu a Mogadiscio. Le ministre de l'information a annoncé que Le gouvernement contrôle maintenant plus que la moitié de la ville et que les troupes de l'Union Africaine supplémentaires annoncées seront utilisées pour étendre le contrôle à travers le pays.

Le conseil de sécurité de l'ONU doit voter la semaine prochaine une résolution autorisant l'Union Africaine à augmenter les effectifs de l' AMISOM de 8000 à 12000 soldats, selon des sources diplomatiques.

Selon le ministre de l'information, de vastes zones de la ville de Mogadiscio, plus de 55 %, sont contrôlées par les forces gouvernementales et celles de l' AMISOM. Entre 70 et 80 % de la population de la ville vit dans les zones tenues par le gouvernement. Ces progrès sont à mettre au crédit du renforcement de la force de l'Union africaine et par l'impulsion insufflée par le nouveau gouvernement nommé en novembre 2010.

De son côté le président somalien Sharif Cheikh Ahmed s'est dit déterminé à réorganiser l'armée gouvernementale, après avoir passé trois jours sur une base militaire à Mogadiscio. "Nous avons passé les derniers jours aux côtés de l'armée ici", a déclaré jeudi soir le président Sharif, devant plusieurs centaines de soldats des forces gouvernementales et leurs officiers.

Cité par l'AFP: "Nous avons rassemblé toutes les informations qui nous permettront d'améliorer le fonctionnement de l'armée et de réorganiser les forces de sécurité", a-t-il expliqué."Je peux vous assurer que les forces armées seront bientôt en mesure d'apporter des changements considérables à la situation militaire dans le pays, et à Mogadiscio en particulier", a affirmé le chef de l'Etat.

L'armée du TFG s'est souvent montrée incapable de mener ses missions en particulier en raison du non paiement des soldes et des défections de certains de ses membres. La communauté internationale avec l'UE et les États-Unis apportent depuis quelques mois un soutien massif à la création de nouvelles unités qui semble payant...

photo: AP / Farah Abdi Warsameh (archive)

16 déc. 2010

Le Référendum soudanais, un risque pour l' Afrique ? (2 ème partie)

Quels risques, quelles solutions militaires en cas de problèmes majeurs au Sud Soudan

Le risque de confrontation entre le nord et le sud soudan existe même s'il ne s'agit pas du scenario privilégié par les analystes. Les forces armées soudanaise peuvent être considérées comme classiques alors que l'armée du sud soudan ressemblent plus à une milice. Cette hypothèse semble difficilement envisageable à une vaste échelle en raison de la présence de forces de l'ONU.

Il existe un risque qui semble se faire jour , un possible exode des sudistes du nord-Soudan. En effet, plus de 28.000 réfugiés sud-soudanais ont regagné leur patrie depuis deux semaines pour prendre part au référendum sur l'autodétermination du Sud-Soudan prévu le 9 janvier 2011, a annoncé mercredi aux journalistes William Chan Achuil, président de la Commission d'aide et de réhabilitation du Sud-Soudan. Cité par Novosti, dans un article du 15 décembre, Selon diverses estimations, 500.000 à 2 millions de personnes originaires du Sud vivent actuellement dans le Nord du pays. Il s'agit principalement de réfugiés et de personnes déplacées qui ont fui les hostilités entre les rebelles sudistes et les troupes gouvernementales. Ce risque n'est donc pas a négliger et pourrait causer de multiples problèmes dans des régions déjà sinistrées.


carte RFI

Abeyi, centre de toutes les attentions

ABEYI peut constituer un prétexte pour un affrontement arme dans la mesure ou le gouvernement du nord ne reconnaît pas la décision de la court arbitrale de la Haye. Il s'agit de la question la plus sensible du moment.Selon le journal Sudan tribune, le Colonel Al-Swarmi Khalid Saad, porte parole des forces armées Soudanaises a accusé l'armée du sud-Soudan ( Sudan People’s Liberation Army) d'être entré dans la zone d' Abyei avec 10 chars et 15 véhicules 4X4.

Cette zone est donc extrêmement dangereuse en raison des différends persistants sur les critères d'éligibilité des électeurs qui sont à l’origine du retard probable du référendum.

Quels sont les moyens déjà en place

L'UNMIS

La communauté internationale a déjà appuyé le CPA en déployant une mission des nations unies 'UNMIS, avec un important volet militaire. Même si la mission que remplit l'UNMIS reste valable, sa structure n'est pas optimisée pour ses tâches actuelles, sans parler des conditions pour le période post-référendaire selon le document de la fondation Brenthurst.

L'avenir de l'UNMIS est lié au référendum ; le nord-Soudan insiste sur l'achèvement de la mission à la fin de la période provisoire avec l'accession du Sud à l'indépendance. Il souhaiterait sa transformation en mission d'observation avec des moyens réduits.

Carte du déploiement de l'UNMIS

L'UNAMID

Il existe une seconde force internationale déployée au Soudan, il s'agit de la mission hybride ONU-UA, UNAMID. Cette mission compte actuellement 17050 soldats, 264 observateurs militaires et 4700 policiers est déployée dans la région très instable du Darfour. Ces effectifs lui permettent a peine de mener sa mission au profit des populations locales. Elle pourrait néanmoins fournir ponctuellement un renforcement avec l'accord des pays contributeurs.

Lien avec le rapport sur la situation au Darfour (octobre 2010)

Carte du déploiement de l'UNAMID

Quels moyens supplémentaires pourraient être mobilisés en cas d'escalade dans la région.

1ère option - un renforcement des missions de l'ONU

Cette option a été pour l'instant écartée en raison . Il y a de plus une réelle difficultés a trouver des nouvelles unités dans des délais réduits. Il y néanmoins la possibilité de basculer des unités d'une mission à l'autre. La MONUSCO en RDC semble la mieux placée, l'ONUCI en RCI en situation délicate et la MINUL .

2 ème option- une mission de l'Union Africaine

Elle est sans doute déjà envisagée mais difficilement réalisable alors que l'organisation tente de renforcer l'AMISOM où la situation est critique pour le gouvernement légitime. Les forces africaines en attente (ASF) et particulièrement L'Eastern Africa Standby Brigade pourraient être une solution à condition d'obtenir un consensus au sein de l'organisation et de pré-alerter certains moyens.


3 ème option- une mission de l'Union Européenne

L'Union européenne est très attentive à la situation au Soudan. Lors du dernier conseil affaires étrangères, madame Ashton a annoncé qu'elle créait un groupe de travail sur le Soudan, présidé par la Représentante spéciale de l'UE pour le Soudan, Mme Rosalind Marsden.

Selon le blog Bruxelles 2, L’UE pourrait aussi contribuer à une éventuelle force de l’ONU, mais la demande sera « à adresser aux États membres« .. Concrètement, outre de possibles contingents, l’aide pourrait surtout être logistique pour acheminer des contingents africains ou pour renforcer la chaîne de commandement. Il n'y aurait donc pas de nouvelle mission mais une participation européenne en appui. Comme souligné dans ce blog certains pays nordiques, seraient favorable au déploiement des battlegroups. En théorie un BG dispose de près de 2000 hommes, de moyens de combat et d'appuis important et d'une petite composante air. Ce serait leur premier engagement opérationnel mais couterait cher en cette période de crise.

ou de l'OTAN

Même si l'OTAN peut disposer de la NRF , il y a une faible probabilité qu'une telle mission se déclencher en raison des opérations en Afghanistan et de l'opposition de certaines nations à l'engagement de l'organisation hors de la zone euro-atlantique. Dans le passé l'OTAN avait appuyé les nations africaines engagées au Darfour et continue à soutenir l'AMISOM.

Une mission US/ AFRICOM/CJTF-HOA

Une telle mission est techniquement possible en raison des capacités militaires des États-Unis. Les États-Unis sont d'ailleurs le premiers des contributeurs pour les missions cités précédemment (ONU et AU). La CJTF-HOA est d'ailleurs construite autour d'une coalition regroupant plus d'une dizaine de nations. Ceci dit, les États-Unis ne sont pas en bonne relation avec le Soudan, Cette option paraît vraiment peu probable.

En conclusion, la situation au Soudan inquiète de nombreux pays en raison d'une possible reprise des hostilités. Une solution assez classique pourrait être la création d'une zone tampon entre les deux futurs états. L'ONU n'a pour l'instant aucun projet de création d'une zone tampon le long de la frontière comme le réclame pourtant Salva Kiir le président du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan. « Nous n'avons pas été mandatés pour faire cela », affirme le porte-parole de la Minus.


sources

RIA Novosti

RFI

liens

site ROP : réseau francophone de recherche sur la paix

UNMIS media monitoring


14 déc. 2010


Le Référendum soudanais, un risque pour l' Afrique ? (1ère partie)

Dans moins d'un mois, le référendum sur l'avenir du Soudan devrait être organisé. La situation semble s'être tendue au cours des dernières semaines en raison des manœuvres des différents camps et des intérêts contradictoires des grandes puissances. Questions defense propose quelques éléments d'informations sur ce referendum, ses possibles conséquences et les éventuels défis militaires à relever.

L'accord de paix qui a mis un terme à la guerre civile au Soudan a été signé le 9 janvier 2005 à Naivasha, au Kenya. Le Comprehensive Peace Agreement a mis un terme à une des plus longues guerres civiles de l' histoire. Ce conflit a marqué profondément les mentalités des habitants du nord et du Sud qui ne semblent plus vouloir vivre au sein d'un même état. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a souligné que la situation au Soudan "peut se transformer en un conflit plus large". Les risques, a-t-il dit, sont "spécialement élevés à Abyei".

Mise en accusations de l' armée soudanaise

L'armée du Sud-Soudan a accusé les forces nordistes d'avoir largué 18 bombes cette semaine lors de raids aériens sur son territoire, dans l'intention, selon elle, de compromettre la tenue du référendum d'auto-détermination de janvier.

L'armée sudiste a multiplié depuis deux semaines les accusations d'attaques aériennes par les forces nordistes, qui ont reconnu avoir bombardé par erreur le 12 novembre le territoire sud-soudanais alors qu'elles visaient des rebelles du Darfour, région limitrophe au Sud-Soudan.

Les attaques présumées ont eu lieu à Raja et Timsa, dans l'état sudiste du Bahr al-Ghazal Occidental. "L'intention de l'armée soudanaise est de compromettre la tenue du processus référendaire. Le SPLA ne répondra pas à cette provocation, mais nous observons de manière attentive la situation", a ajouté un responsable militaire.

Le ou les référendum(s)

Selon les données de la commission référendaire, plus de 2,8 millions de personnes se sont inscrites sur les listes électorales au Sud-Soudan et 115.000 au Nord-Soudan. L'option indépendantiste doit obtenir une majorité absolue et 60% au moins des inscrits doivent voter pour que le résultat du scrutin soit valide. les Sud-Soudanais établis dans le Nord du pays ou à l’étranger ont par ailleurs été autorisés à s’inscrire pour prendre part à ce scrutin au même titre que les résidents, mais leur identification pourrait se révéler difficile…

Le cas particulier d' Abeyi

Un referendum spécifique doit être organisé dans la province d'Abyei,qui n'appartient ni réellement ni au nord ou au Sud et qui recèle d'importantes réserves pétrolières. Rien ne semble prêt dans la province pour une consultation. Ce référendum "n'aura pas lieu le 9 janvier", a déclaré mardi le porte-parole de la diplomatie américaine, Philip Crowley.

Des manœuvres dilatoires

De part et d'autre, des initiatives tendent à retarder l'organisation du référendum ou empêcher le déroulement de la consultation. Un groupe d'avocats a déposé dimanche dernier un recours devant la Cour constitutionnelle car les juristes accusent les organisateurs d'avoir manipulé le processus.

La commission chargée d'organiser le référendum d'indépendance du Sud-Soudan maintient la date du scrutin au 9 janvier, malgré la prolongation de l'appel d'offres pour l'impression des bulletins de vote, a assuré samedi son président. "L'impression ne retardera pas le processus" électoral, a assuré à l'AFP Mohamed Ibrahim Khalil, président de la commission référendaire pour le Sud-Soudan. "Nous sommes toujours engagés à respecter l'échéance du 9 janvier", a-t-il ajouté.

Le rôle des organisations régionales, internationales et grandes puissances

L'organisation régionale l'IGAD (Intergovernmental Panel for Development), lors de son 16eme sommet extraordinaire sur le Soudan tenu à Addis Ababa le 23 Novembre ne s'est pas clairement exprimée sur les éventuelles conséquences du référendum soudanais. L' Union Africaine semble tout aussi réticente à une éventuelle indépendance d'un nouvel état africain et de ces conséquences sur des pays aux frontières artificiellement tracées par les colonisateurs.

Soutien de l'Union Africaine au président El Béchir

De son côté Le Conseil de l' UA a exprimé dans un communiqué "la confiance de l'UA dans le leadership d'Omar el-Béchir et du premier vice-président Salva Kiir pour diriger le Soudan dans une nouvelle ère de paix quel que soit le résultat du référendum sur l'autodétermination de janvier 2011".

Le Conseil "a assuré les parties soudanaises de la pleine solidarité et le soutien de l'Afrique et a appelé la communauté internationale à appuyer les parties soudanaises dans leurs efforts notamment en différant le processus initié par la CPI (Cour pénale internationale) et en levant les sanctions contre le Soudan".

L'Union Européenne enverra sur place une importante mission composée de 120 observateurs, de fonctionnaires européens et locaux. "La taille de la mission témoigne de l'importance attachée par l'Union européenne à cet enjeu africain", a déclarée, la députée européenne belge Véronique De Keyser (PS) en charge de la mission.

A contrario, plusieurs pays craignent les conséquences négatives de la partition du Soudan. Il s'agit entre autre de l'Egypte et de la RPC. La Chine soutient toujours l'unité du Soudan en conformité avec l'Accord de paix global (CPA) et les relations économiques que la Chine a tissé avec le régime actuel de Khartoum sont très étroites. L'Égypte voit d'un mauvais œil l'arrivée d'un nouvel état dans l'Initiative du bassin du Nil (Nile Bassin Initiative ou NBI)au moment ou la gestion de l'eau devient un facteur primordial.

L'après référendum

Le Sud-Soudan sera t'il un état viable ? - L’indépendance de ce territoire ne représente donc pas nécessaire une solution viable. La diversité ethnique est très grande au Sud Soudan, et les divisions politiques plus importantes qu'il n'y parait.


Malgré le pétrole découvert dans la région dans les années 70, la situation économique est désastreuse, de l’avis même des responsables. Tout est à reconstruire au Sud, voire à construire, et les ressources de toute nature manquent pour conduire de front les multiples chantiers. Les services publics sont toujours quasi inexistants et il est souvent impossible de se déplacer entre États du Sud Soudan en raison de difficultés de circulations.

Avant même que l’indépendance ne soit proclamée, la situation du Sud Soudan est d'ores et déjà économiquement et financièrement intenable. Le nord-Soudan souffrira lui aussi de l'éventuelle sécession du Sud car 85% des ressources pétrolières proviennent de cette région.

En conclusion, le référendum sur l'autonomie du Sud Soudan devrait se réaliser dans des conditions acceptables grâce au soutien de la communauté internationale et de nombreux pays. Depuis la signature du CPA, le nord et le sud soudan n'ont pas réduits leurs armées, Le sud consacre d'ailleurs une part exorbitante de son budget a constituer une armée conventionnelle. Quels sont les risques d'une éventuelle confrontation militaire; même limitée ; quels sont les moyens dont dispose la communauté internationale pour répondre à cette question?

Liens intéressants

Rapport d'un panel de personnalités sur l'avenir du Sud-Soudan Brenthurst fondation (en anglais)

Rapport de l’assemblée nationale sur la situation au Soudan et la question du Darfour (février 2010)


9 déc. 2010

Questions defense soutien l'initiative lancée par le blog Zone Militaire OPEX 360.

Un message pour nos militaires en OPEX

En ce mois de décembre 2010, près de 8.700 militaires français sont loin de chez eux, de leur famille et de leurs proches amis.

Que ce soit en Afghanistan, au Liban, en Côte d’Ivoire, au Kosovo, au Tchad, au large de la Somalie, à bord des navires de la Marine nationale, ils veillent sur notre sécurité et défendent les intérêts de notre pays. Depuis le début de cette année, 20 militaires français ont payé de leur vie leur engagement au service des autres. Et l’on ne saurait oublier ceux qui, revenus en France gravement blessés, doivent mener un combat quotidien pour retrouver une vie normale.

Aussi, et à l’occasion des fêtes de fin d’année, pour témoigner votre soutien et votre sympathie à l’égard de ces hommes et de ces femmes qui ont choisi le métier difficile des armes pour servir les autres et leur pays, vous êtes invités à déposer un message sur cet espace. Ayons également une pensée pour leurs familles, dont certaines, malheureusement, ont perdu un des leurs au cours d’une opération extérieure.

Pour avoir accès au formulaire de commentaire qui vous permettra de déposer votre message, cliquez ici.



Le général Konaté nommé à la tête de la force africaine en attente

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a nommé le général Konaté "comme Haut représentant de l'UA pour rendre opérationnelle la Force africaine en attente (FAA)", indique un communiqué de la Commission.

La désignation du général Konaté s’explique, selon le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, par le fait qu’il ait «conduit de façon transparente et patriotique la période de transition qui a abouti à l'élection présidentielle de juin et novembre 2010, et au retour de l'ordre constitutionnel».

En occupant ce poste de «Haut représentant de l'Union africaine (UA) pour rendre opérationnelle la Force africaine en attente (FAA)», Sékouba Konaté, se chargera de «planifier et de gérer les opérations de maintien de la paix» de l’organisation. L’opérationnalisation effective de la FAA dotera l’Union Africaine de moyens d’action crédibles en matière de paix et de sécurité, et constituera un repère important et un accélérateur de l’intégration continentale.

Prévue pour être constituée de cinq brigades, la Force en attente de l’Union africaine devra, à terme, se substituer aux opérations de maintien de la paix de l’UA. A cette fin, le général Konaté aura à intervenir auprès des Etats membres de l'organisation pour les inciter à contribuer au fonctionnement de cette force et «consolider les progrès déjà enregistrés».

Sékouba Konaté, né en 1964, est un militaire et homme politique guinéen. Membre du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), il devient président de la République par intérim en décembre 2009, à la suite du départ de Moussa Dadis Camara, grièvement blessé par son aide de camp.

Il intègre l’armée guinéenne en 1985, à l’âge de 19 ans et est désigné pour aller suivre des cours d’officiers au Maroc à Mecknes; ou il obtient le brevet de chef de section. En 1995, il intègre l’Ecomog, la force d’interposition de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), chargée d’assurer la sécurité au Liberia et en Sierra Leone. Il est nommé commandant-adjoint du Détachement des parachutistes à la 2ème région militaire de Labé par le président Lansana Conté en 1996.

Il suivra l'école de guerre en Chine puis commandera de 2008 à 2009 le Bataillon Autonome des Troupes Aéroportées (B.A.T.A.). Le 23 décembre 2008, au lendemain de la mort de Conté, c’est au Bata que Sékouba Konaté et Moussa Dadis Camara décident de prendre le pouvoir. C’est le début d’une camaraderie sans histoire jusqu’à la tuerie du 28 septembre 2009.

Devenu général de brigade et ministre de la Défense numéro 2 de la junte militaire, Le général Sékouba Konaté, président de la transition, organise l'élection présidentielle guinéenne de 2010 après l'éviction du capitaine Camara.

La force de l'union africaine en attente

La nomination du Général Sékouba Konaté intervient à une étape cruciale du processus de mise en place opérationnelle de la FAA. Dans le cadre des Feuilles de route I et II, qui ont couvert, respectivement, les périodes 2005‐2008 et 2008‐2010, des avancées importantes ont été enregistrées dans le cadre de l’opérationnalisation de la FAA, ainsi qu’en témoignent la mise en place des brigades régionales, l’adoption des documents de base de la Force, notamment ceux relatifs à la doctrine, à la logistique et aux procédures opérationnelles.


photo UA exercice Amani Africa

En conclusion, est ce un bon signe pour l'Union Africaine que de voir un général associé à un putsch devenir le haut représentant des forces militaires de l'UA?

N' y avait' il pas suffisamment de généraux africains, anciens des missions de maintien de la paix de l'ONU à même de remplir une telle mission? Une chose est sûre Sékouba Konaté doit avoir de réelles qualités car il était lieutenant-colonel en 2008 et deux ans plus tard on le retrouve général d'armée.

Sources

l'avenir, Radio Kankan, communiqué de l'Union africaine


2 déc. 2010


Signature d' un accord de coopération entre l' Afrique du sud et l'Argentine

Le 22 novembre 2010, un accord de coopération militaire a été signé par le ministre sud-africain de la Défense, Mme Lindiwe Sisulu, et son homologue argentin, Mme Nilda Garre. La cérémonie s'est déroulée à bord du bâtiment sud-africain, SAS Drakensberg.

L'Afrique du Sud et l'Argentine vont renforcer leur partenariat militaire. Il s' agit pour les deux pays d'accroitre l'échange de technologie, de développer la recherche dans le domaine de la santé militaire. Cet accord permettre aussi d'organiser des exercices conjoints et un partenariat pour les opérations de recherche et de secours dans l'Océan Atlantique du Sud.

L' exercice naval ATLASUR VIII

Le SAS Drakensberg, se trouvait en Argentine pour participer à l'exercice naval ATLASUR VIII qui existe depuis 1994. Le sous-marins (Type 209) SAS Charlotte Maxeke participait aussi à cet exercice. Le Brésil, l'Argentine et l'Uruguay avait dépêché des bâtiments pour cette édition.




ATLASUR VIII

(1) (2)

Des moyens militaires comparables mais l' Afrique du Sud possède une industrie d' armement conséquente.

La ministre de la défense sud-africaine a rappelé que les pays devaient affronter de nombreux challenges au premier rang desquels, le terrorisme, la piraterie, la prolifération d' armes nucléaires, biologiques et chimiques, cyber-guerre, la raréfaction des ressources et les changements climatiques.

Les Forces nationales de défense sud-Africaines disposent de 74,000 personnels comme les forces armées d'argentine. Leurs budgets de défense sont comparables avec 3.6 milliards pour l' Afrique du Sud et 3.2 milliards de dollars pour l' Argentine. Cette dernière est un des pays d' Amérique latine qui consacre le moins de moyens a sa défense. Ses forces armées vont devoir renouveler une partie des équipements majeurs au cours des années a venir.

l'Afrique du Sud est une grande puissance militaire en Afrique qui possède une industrie de défense encore dynamique dans le domaine de l'armement terrestre.


En conclusion, si l'Argentine recherche des partenaires pour moderniser ses forces armées. l' Afrique du sud a une réelle opportunité de conquérir de nouveaux marchés .

Photos SANDF

1 déc. 2010


Le Tejas indien achève ses essais avant une mise en service (IOC) fin 2010

L' Inde prépare la mise en service de l'avion de combat Tejas. La dernière phase en vue de l' Initial Operational Capability (IOC), s' est déroulée à GOA. Un des principaux objectifs de cette phase d'essais était de vérifier l'enveloppe de tir d'un missile lancé depuis le Tejas. L'essai a consisté en un tir de missile R-73 à partir de l'avion de Production de Série Limitée (LSP) 4.

Le Vympel R-73 (code OTAN AA-11 Archer), est le plus moderne des missiles air-air à courte portée, conçu en Russie. Il est considéré comme l'un des plus efficaces au monde pour le combat rapproché à portée visuelle.

Un avion aux performances encore trop modestes.

Des responsables de la force aérienne Indienne (IAF) auraient déclaré que l'avion ne remplissait pas les conditions de la version MK1. Les performances ne sont pas suffisantes dans les domaines suivantes : taux de virage, vitesse maximale à basse altitude, angle d'attaque et profils pour le tir de l'armement. Les données exactes restent malgré tout classifiées.

En premier lieux, l'avion a besoin d'une motorisation plus puissante et le réacteur General Electric’s F414-INS6, sera proposé pour la version Mk.2. Le moteur F414 fournira 35% de puissance supplémentaires mais des modifications de cellule seront nécessaires pour l'adapter sur le Tejas. Les responsables du programme seraient obligés de faire appel à EADS pour mieux répondre aux spécifications de l'appareil dans le domaine du système d' arme.

L' IAF sera peut être contrainte de mettre en service cet appareil sans avoir pu résoudre le problème de puissance ; le premier escadron pourrait être équipé en 2011.

Tejas Mk.1 at Aero India 2009. Photo Credit Vijainder K Thakur





La crise coréenne
État des forces en présence selon ISS.
infographie NOVOSTI
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Retour d'un long déplacement ; reprise des activités a compter de vendredi.

25 nov. 2010


Photo Conseil de sécurité UN

Le parlement français votre adopte une nouvelle contre la piraterie - le conseil de sécurité adopte une nouvelle résolution

Les députés ont adopté à la quasi-unanimité sans le modifier ce projet de loi le texte que le Sénat avait voté le 6 mai dernier. Le texte alourdit la peine encourue en cas de détournement de navire commis en bande organisée en la portant de vingt à trente ans de réclusion criminelle et crée un régime propre de consignation à bord des personnes appréhendées.

Le projet de loi instaure une compétence "quasi universelle" des tribunaux français pour traiter des actes de piraterie maritime.La loi française permet désormais de poursuivre toute personne ayant contribué à la préparation d'un acte de piraterie, notamment ses commanditaires. Elle étend le zonage concerné par ces dispositions aux eaux territoriales d'autres États "lorsque le droit international l'autorise".

Adoption de la résolution 1950.

Le 23 Novembre le conseil de sécurité des Nations Unies a renouvelé pour une année l' autorisation donnée aux états et organisation régionales qui coopèrent avec le gouvernement de transition de Somalie de déployer des forces de lutte contre la piraterie.

Extrait Demande à nouveau aux États et aux organisations régionales qui en ont les moyens de participer à la lutte contre la piraterie et les vols à main armée au large des côtes somaliennes en particulier, conformément à la présente résolution et au droit international, en y déployant des navires de guerre, des armes et des aéronefs militaires et en saisissant les embarcations, navires, armes et autre matériel apparenté qui servent ou dont on a de bonnes raisons de soupçonner qu’ils serviront à commettre des actes de piraterie et des vols à main armée au large des côtes somaliennes, et en en disposant..... (Résolution des nations unies)

Photo Ocean Shield, depuis un sous marin néerlandais

Intensification de la coopération internationale
Le conseil de sécurité demande que les instances de coopération comme Interpol et Europol soient impliquées dans le combat contre la piraterie. Ces deux institutions publient d' ailleurs deux communiqués sur leur sites respectifs indiquant leur intentions dans ce domaine

La communauté internationale commence a prendre conscience que la lutte contre la piraterie en Somalie nécessite une réponse globale et une attention tout particulière en raison de son ampleur et des risques de croissance de cette activité dans d' autres parties du monde si rien n' est fait.

21 nov. 2010


La Russie accorde une aide au profit de l'armée libanaise ; les États-unis vont reprendre leur coopération.

Le Premier ministre libanais a achevé vendredi une une visite officielle en Russie par un entretien avec le président Dmitri Medvedev, au cours duquel ils ont discuté de la situation au Proche-Orient, et des moyens de développer les relations économiques bilatérales.

Au terme des discussions entre les deux dirigeants, le Premier ministre Saad Hariri a annoncé que la Russie a décidé d'offrir une aide gratuite à l'armée libanaise".

Cette aide consiste selon le communiqué en : "six hélicoptères Mi-24, 31 chars d'assaut T-72, 36 canons de 130 mm. Un important de munition constitué d'un demi-million de munitions pour armes de moyen calibre, et 30.000 obus d'artillerie pour canons de 130 mm", précise le texte, sans plus de détails. Les délais et les modalités de livraison n'ont pas été précisés.





Canon de 130 M46

En février, la présidence libanaise avait annoncé que la Russie avait accédé à une demande du Liban de lui offrir des hélicoptères à la place de chasseurs MIG-29 d'occasion, promis en 2008. A la veille de sa visite, M. Hariri a indiqué que des pilotes s'entraînaient déjà à bord des hélicoptères.

Cette nouvelles est excellente pour le gouvernement qui souhaite à tout prix moderniser les forces armées libanaises mais suscite déjà des réactions dans la région.

Inquiétude israélienne

Selon la presse israélienne, le Premier ministre Netanyahu a demandé au vice-premier ministre russe, Viktor Zoubkov, qu’il rencontrait hier à Jérusalem, que le gouvernement russe reconsidère la vente d’armes au Liban.

« La Russie doit prendre en compte le fait que toute arme qui sera livrée au Liban risque de parvenir plus tard au Hezbollah », a déclaré M. Netanyahu.

Reprise de l'aide américaine

Le général Mattis s'est rendu vendredi au Liban et a rencontré le président Michel Sleimane, le ministre de la Défense Elias Murr et le chef d'Etat major Jean Kahwaji. Le chef du commandement central américain (CENTCOM), a promis vendredi au Liban que son pays continuerait à soutenir l'armée libanaise, une semaine après la levée par Washington d'un gel de l'aide militaire américaine au Liban.

Le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Howard Berman, avait bloqué cette aide au motif qu'il ne pouvait être certain que l'armée libanaise ne collaborait pas avec le Hezbollah. M.Berman s'est dit vendredi satisfait de l'enquête "je suis rassuré quant à la nature et à l'objectif de l'aide proposée", a-t-il dit, affirmant avoir reçu l'assurance que l'aide américaine à l'armée libanaise ne tomberait pas aux mains du Hezbollah.

Depuis 2007, Les USA ont fourni une aide d'une valeur totale de 700 million $ au profit des forces armées libanaises et des forces de sécurité intérieure. Cette aide se décompose en plusieurs volets dont celui primordial de la formation. A compter de 2009, le Liban a commencé a recevoir des matériels relativement sophistiqués. Par exemple en Avril 2009, les USA ont livré un Cessna Caravan équipé de missiles Hellfire pour mener des opérations de CAS et de surveillance.

En mai 2009, deux autres Cessna et 12 drone tactiques du type raven ont été livrés. Ils sont actuellement utilisés pour détecter les tirs de roquettes depuis le sud-Liban. A la demande des USA, la Jordanie a livré 10 chars de combat M60 en mai 2009. ils sont destinés à combler le déficit des forces armées libanaise en terme d' appui feu. La livraison d'un second lot de 56 chars et une modernisation du parc sont envisagés.

Que fait La France ?

La France soutient l' armée libanaise depuis longtemps et participe à la formation des cadres de l'armée libanaise. Elle a livré de nombreux véhicules blindés et des munitions en quantité ces dernières années. La France espère vendre des missiles antichar HOT et fournir un lot de gazelles ou des matériels terrestres en cours de retrait (VAB, artillerie, véhicules ..).

En conclusion

La fiabilité de l'armée libanaise et sa capacité à contribuer à la stabilité du pays méritent une attention particulière. Les États-Unis et la Russie se rendent compte qu'a défaut de renforcer les modestes capacités de l'armée libanaise, le Herzbollah sera toujours plus puissant.

En visite aujourd'hui à Beyrouth, La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a réaffirmé l'engagement des États-Unis envers un Liban "indépendant, souverain et uni" à la veille de la fête d'indépendance du pays. "Aujourd'hui, nous réaffirmons l'engagement des États-Unis envers un Liban indépendant, souverain et uni, doté d'institutions fortes et efficaces", a-t-elle dit dans un communiqué.

liens

rapport du congressional research service sur le soutien militaire des états-unis au Liban


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